AEROTRIP ISLANDE 2013



Devenu pilote émérite à l’aéroclub HISPANO-SUIZA de Pontoise, mon ami Yves CHEVALLIER m’a embarqué durant 2 semaines début juillet 2013 pour un tour d’Islande exceptionnel. En 1967, Yves était mon binôme à l’école d’ingénieur ECAM de Lyon. Passionné de photographie comme moi, nous avons créé un photoclub et un laboratoire. Puis lors des grandes vacances, nous sommes partis en expédition dans nos 2CV bricolées: Italie, Yougoslavie  puis un grand périple de 3 mois  à la rencontre des Berbères du Maghreb,  sponsorisé par la prestigieuse entreprise LUMIÈRE ILFORD de Lyon. Résultat : ma première exposition grand format noir et blanc sur la place Bellecour en 1972 et un diaporama-film présenté partout en France.

40 ans plus tard, nous voilà donc réembarquant dans un monomoteur  CESSNA C82 avec Stéphane MAROCCO, chef pilote et instructeur . Cap sur les mégalithes néolithique de Brodgar dans les Orcades au nord de l’Ecosse, puis escale périlleuse à Vagar dans les tempétueuses Iles Feroë, traversée de l’Atlantique en combinaison de survie pour enfin toucher l’est de l’Islande à Egilstadir. Je suis ému de retrouver cette  île volcanique splendide où j’avais tourné en 1992 une publicité Citroën primée. Ici se découvrent les origines de la terre : survol des failles, des volcans et des geysers, glaciers géants, cascades furieuses, fleuves en arabesques sur cendres noires, herbes tendres balayées par les vents…Les fractales gravées par les eaux et par la neige , les formes et couleurs invraisemblables des volcans de Landmannlaugar ou de Mitvan, laissent apparaître des visages, des portraits, des monstres éphémères qui s’impriment sur le capteur de mes appareils photos. Tant de beautés, de surprises de la nature en mouvement  font battre mon cœur à chaque minute de vol, promesse de futures expositions. Chaque atterissage  hasardeux sur les petits terrains en mauvais gravier qui parsème l’islande nous ont donné l’occasion de rencontres chaleureuses et de dégustation de saumon sauvage et de l’excellente cuisine locale.

Reikjiavik nous laissa moins de chance avec une pluie battante qui nous cloua au sol trois jours durant


Ce voyage en avion de deux semaines fut une expérience unique tant au niveau de l’amitié que des images exceptionnelles qui allaient me faire revenir à mon premier métier : la photographie.




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